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Difficulté :
Les applications 3D actuelles, tel les jeux vidéo, réclament de plus en plus de calculs et de rapidité à la carte graphique. Par conséquent, le matériel acheté il y a seulement quelques mois est très vite dépassé.
Mon article a donc pour but de vous montrer comment il est possible d’augmenter les performances de sa carte graphique à moindre frais.
Je distingue deux types d’utilisateurs : ceux souhaitant optimiser modestement les performances, c'est-à-dire uniquement par voie logicielle, ou alors ceux qui désirant modifier leur carte graphique de façon à réaliser un overclocking plus poussé.
I) Optimisation de base
1) Configuration du bios système
-De « base »
Dans cette partie, nous allons étudier les différentes options pour paramétrer l’AGP (Accelerated Graphic Port) que vous pourrez trouver dans le bios de votre PC. Leur localisation est variable selon les machines. De même, tous ces paramètres ne sont peut être pas disponibles.
-AGP Master 1 WS Write/Read : Insère une pause entre les cycles d’écritures/lectures de l’AGP.
Réglage optimal : Disabled
-AGP Aperture Size : Cet élément permet de déterminer la taille d’ouverture de l’AGP. L’ouverture correspond à une partie de la plage d’adresse mémoire PCI dédiée pour l’adresse mémoire graphique.
Réglage optimal : cela dépend de la taille de la mémoire vive de votre PC et de la taille de la mémoire de votre carte graphique. Si vous possédez beaucoup de mémoire vive (1Go ou plus), réglez cette option sur 256 Mb. En outre, si la taille de la mémoire de votre carte graphique est élevée (256Mb), vous pouvez mettre 64 Mo. Pour donner un exemple, je possède 512 Mb de mémoire vive et 128 Mb de mémoire vidéo. J’ai réglé cette option sur 128 Mb.
-AGP Transfer Rate : Taux de transfert de votre bus AGP.
Réglage optimal : 8x est le plus rapide. Si cette option n’est pas disponible, ou que votre carte graphique ne le supporte pas, choisissez 4 x.
-Fast Writes/Side Band Adressing : ces deux options accélèrent la vitesse de transfert du bus AGP et synchronisent la transmission des donnés.
Réglage optimal : Enabled
-Avancée
-AGP voltage : règle la tension de l’AGP. Augmenter la tension peut diminuer les artefacts (définition : plus bas) et les plantages.
Réglage optimal : à vous de voir. Augmenter petit à petit, observer les résultats, et surveillez la température.
-AGP Frequency : permet de faire varier la fréquence du bus AGP (par défaut : 66Mhz). Attention : l’augmentation de la fréquence AGP entraîne une augmentation de la fréquence du bus pci et n’apporte pas un gain de performance notable.
Réglage optimal : celui par défault ou Auto
2) Utilisation d’un logiciel du type Riva Tuner
Pour optimiser les performances de votre carte graphique, il suffit d’augmenter la fréquence de son GPU (Graphic Processor Unit) ou/et de sa mémoire (RAM). Cette opération est appelée overclocking (ou surfréquençage).
-Utiliser un logiciel
La méthode la plus simple et la plus sûre pour pratiquer l’overclocking consiste à utiliser un logiciel spécifique et adapté à la marque de votre chipset Graphique, tel Riva Tuner. Vous trouverez la liste de ces programmes dans la page de téléchargement de pc-boost.
Une fois le programme installé, vous pourrez distinguer à l’écran deux fréquences : celle du GPU et celle de la RAM.
Je vais prendre en exemple le logiciel Riva Tuner, dans le cas de l’overclocking d’une carte à base de chipset nvidia.
Par la suite, il faut procéder méthodiquement. Je vous conseille d’augmenter progressivement les fréquences l’une après l’autre.
Augmenter en premier la fréquence du core (=GPU), en laissant la576" border="0" /> De la même façon, augmentez la fréquence de la mémoire, en conservant la fréquence par défaut pour le core.
Déplacez le curseur pour augmenter ou diminuer la fréquence puis sélectionnez « test », et cliquez sur appliquer ainsi que OK pour appliquer les nouvelles fréquences.
Lorsque vous avez fini tout ça, cumulez la fréquence core/mémoire maximale que vous avez réussi à atteindre. Faites des tests et normalement tout devrait fonctionner sans aucun problème. Si vous obtenez des bugs, diminuez la fréquence du core ou de la ram petit à petit jusqu'à obtenir des textures sans bug.
N’oubliez pas : plus vous prenez votre temps et plus vos réglages seront efficaces et surs.
-Utiliser un éditeur de bios
Vous pouvez également augmenter les fréquences de votre carte graphique en modifiant son bios. Cependant cette méthode est dangereuse car si vous faites une fausse manipulation, ce ne sera pas facile de récupérer le bios, et donc votre carte graphique. De plus cela implique un flashage du bios graphique. Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez utilisez le logiciel X-BIOS Editor qui est simple d’utilisation, mais je ne m’attarderai pas sur cette méthode ….
II) Optimisation avancée
Vous venez d’optimiser votre carte en augmentant les fréquences mais malheureusement il y a une certaine valeur limite que vous n’arrivez pas à franchir. Dés que vous augmentez la fréquence d’un seul Mhz, des artefacts apparaissent ou l’ordinateur plante.
Premièrement, il faut savoir que les artefacts et les plantages sont dus à la température. Par conséquent il existe une manière simple de franchir la limite du Mhz : il suffit de refroidir votre carte !!!
Je vous propose ci dessous des méthodes de refroidissement très efficaces et qui ne nécessitent que peu ou parfois pas d’investissement.
1) Le refroidissement de la mémoire
Pour évacuer la chaleur dégagée par les puces de mémoire, il faut fixer des dissipateurs thermiques sur celle-ci .Ils pour but d’augmenter la surface de contact de la puce avec l’air et donc de favoriser son refroidissement.
Vous pouvez vous procurer des dissipateurs de ce type soit dans le commerce, soit dans la vie de tous les jours (par exemple sur de vieux ordinateurs) !!! Je m’explique : une plaque d’aluminium recourbée aux extrémités peut très bien faire l’affaire, tant que la surface de la plaque est supérieure à la surface de la puce … Exemple de dissipateur pour puce :
Pour les fixer, vous pouvez utiliser de la pâte thermique autocollante mais son prix est exorbitant.
Si vous ne souhaitez pas placer toutes vos économies dans une telle pâte, vous pouvez vous la fabriquer vous-même en mélangeant une colle extra forte (type super glue) avec de la pâte thermique classique.
Cependant il y a une autre méthode toute aussi efficace et plus rassurante : une colle classique peut très bien faire l’affaire. Pour ma part, j’utilise de la colle Scotch® qui une fois sèche colle parfaitement et qui de plus possède un fort pouvoir thermo conducteur. J’en dispose une goutte sur le dissipateur (attention à ne pas trop en mettre sinon elle n’aura aucun effet, même au contraire réchauffera la puce), puis je colle le dissipateur en le maintenant appuyé une minute sans bouger. Attention : si vous faites bouger le dissipateur alors que la colle est sèche, l’effet sera neutralisé. En effet cette colle, contrairement à la patte thermique, sèche et ne reste pas visqueuse. De plus, si le résultat ne vous convient pas, vous pourrez retirer le dissipateur sans aucune difficulté. Colle utilisée :

2) Le refroidissement du GPU
Même pour le GPU, il existe différentes méthodes de refroidissement.
-Les dissipateurs passifs
Les dissipateurs passifs fonctionnent sur le même principe que les dissipateurs pour mémoire que nous avons évoqué précédemment. Plus leur surface est élevée, plus le contact avec l’air frais est important et donc par conséquent plus le refroidissement est efficace. L’avantage des dissipateurs passifs est l’absence : en effet, pas de ventilateur, pas de bruit. Cependant, ils nécessitent une tour bien aérée pour assurer un flux d’air minimum entre les cavités du dissipateur.
Exemple de dissipateurs passifs pour carte graphique :

Il en résulte donc que ce type de refroidissement n’est pas le plus efficace ni le plus approprié lorsque vous désirez overclocker votre carte graphique.
-Les dissipateurs actifs
Leur fonctionnement est le même que celui des dissipateurs passifs, sauf que l’on a apposé un ventilateur sur ceux-ci de façon a augmenter le flux d’air. Les dissipateurs sont de plus petite taille, ils refroidissent mieux, mais le faible diamètre des ventilateurs les rend souvent bruyants. Cependant, il s’agit de l’outil idéal pour refroidir son GPU.
Il en existe de différents tailles : en général, plus ils sont gros, mieux ils ventilent.
-Le refroidissement à petit prix.
Vôtre carte graphique possède un dissipateur passif minuscule ou un dissipateur actif peu performant et vous n’avez pas envie de le changer, ne vous inquiétez pas, il vous reste une solution !!!
Le but est d’apporter de l’air frais directement sous la carte graphique. Ainsi votre dissipateur passif se transformera en dissipateur actif ou bien vôtre dissipateur actif disposera d’air frais, renouvelé en permanence.
Pour cela il suffit de fixer un ventilateur, de préférence de 80 mm de diamètre, directement sous la carte graphique. La meilleure méthode que j’ai trouvé consiste à percer une pièce de bois (ou autre chose mais le bois est ce qu’il y a de plus modelable je pense …) à ces deux extrémités comme ceci :
III) Optimisation Extrême
Vous possédez une carte très bien ventilée, vous avez atteint des fréquences vraiment supérieures à celle d’origine, mais cela ne vous suffit pas. Il ne reste plus qu’une dernière solution : augmentez la tension du GPU (Ugpu) et de la RAM (Umem).
1) Modifier Ugpu en modifiant le bios de la carte graphique.
Et oui, c’est est réalisable !!! Les cartes graphiques récentes distinguent deux modes : soit elles travaillent en 2D soit en 3D. Ainsi, lorsqu’elle travaille en 2D, elle n’a pas besoin de fournir beaucoup d’efforts, donc elle se met en mode veille. Cela se traduit la plupart du temps par une diminution du voltage du GPU, qui re-augmente dès que la carte a besoin de plus de performances, c'est-à-dire pour la 3D. C’est le bios de la carte graphique qui fait varier cette tension. Cependant certains bios autorisent une « marge ». Vous pouvez donc éditer votre bios à l’aide d’un logiciel tel OmniExtremeEditFX et augmenter la valeur du voltage en mode 3D. Cela vous permettra de stabiliser votre overclocking et de faire disparaître les artefacts. Attention : en augmentant la tension, la température augmente. Il est donc IMPERATIF de posséder un refroidissement performant.
Exemple de modification sur le bios d’une Geforce 6800GT :
2) Modifier Umem et Ugpu en modifiant votre carte
La seule solution qui vous reste pour modifier vos tensions est de modifier directement votre carte : soudures et résistances seront au rendez-vous !!! Je ne peux pas parler de cette méthode car elle est différente selon le modèle de votre carte, et même selon sa marque. Il existe donc une multitude de cas possibles. Si vous avez un ami électronicien, c’est une occasion de faire appel à lui… Cette pratique est plutôt destinée aux experts ou au barbares !!!
IV) Quels logiciels pour vous aider ?
1) Tester les performances de sa carte
Pour cela, je vous conseille d’utiliser le logiciel 3D Mark, qui exécute des tests graphiques et vous attribue un score final. Plus votre score est élevé, plus votre carte est performante. Ainsi vous pourrez suivre l’évolution de votre score au cours des différentes optimisations, et déterminer quel réglage lui convient le mieux.
Si vous aimez les jeux vidéo, vous pouvez opter pour le logiciel fraps qui mesure le nombre d’images calculées par votre carte en une seconde. Ainsi, plus ce nombre est élevé, plus le jeu est fluide.
2) Tester la stabilité de l’overclocking
Lorsque votre carte est trop optimisée, des bugs graphiques (artefacts) et parfois des plantages apparaissent. Pour vérifier que les réglages que vous avez adoptés n’entraînent de telles anomalies, vous pouvez exécuter 3d mark en observant attentivement les graphismes, de façon à déceler le moindre défaut. De même, dans certains cas, une augmentation trop importante des fréquences peut engendrer une chute des performances. En effet, votre GPU peut calculer plus vite mais générer plus d’erreurs, et donc au final être moins performant. Cette situation est facilement visible sous 3d mark : le score final chute brutalement.
Vous pouvez également utiliser le logiciel Artifact Tester, qui décèlera automatiquement le moindre artefact, sans que vous n’ayez à scruter l’écran !!!
Conclusion :
En résumé, la meilleure façon d'apprendre est de faire, et de procéder par petites étapes. Prenez votre temps, faites des tests, et poussez votre carte graphique au max de ces performances !!! De plus, ce n'est pas parce que monsieur X à atteint une certaine fréquence avec le même modèle de carte que la votre que vous y arriverez aussi. Chaque carte est différente et donc chacune possède des possibilités d'overclocking différentes. C'est à vous de trouver la limite de votre matériel !!!
Nous vous rappelons que ZoneAide n'est pas responsable des éventuels domages causés par cet article sur votre matériel.
Si vous n'avez pas trouvé de réponse à votre question, ou si cela ne fonctionne pas comme vous le voulez, vous pouvez vous rendre dans le forum : http://www.zoneaide.com/forum pour poser vos questions.
Définitions utiles :
overclocking
L’ overclocking, ou surcadencement, ou surfréquençage est une pratique consistant à faire fonctionner des composants électroniques (notamment des microprocesseurs, ou des cartes graphiques) à une fréquence d'horloge supérieure à celle pour laquelle ils ont été conçus et/ou validés.









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